• Aurélie

Direction CP !


Sacré Charlemagne !


Photo : son entrée en PS


L'avantage d'être administratrice d'un groupe Facebook de 140 000 membres, c'est de voir passer des idées par milliers. L'inconvénient ? De voir passer des clichés par milliers.

Dont celui qui me rend toute triste car il casse l'école publique et les enseignants dans leur globalité.


Alors aujourd'hui, je prends la plume pour vous raconter ce qui est possible, en 2021, au sein de l'école publique.



Confinement 2020


Peu après la rentrée 2020, je constate un comportement différent de mon aîné, entré en moyenne section. Il est plutôt de nature agitée, mais toujours dans la joie. Là, je le trouve un peu sur les nerfs. Par ailleurs, il me demande des activités tous les soirs au retour de l'école sachant qu'il associe les sons depuis plusieurs semaines. Un peu dépassée, je prend contact avec sa maîtresse car je n'ose pas l'accompagner plus loin dans l'apprentissage de la lecture par peur de créer un décalage entre les différentes "matières" : j'attends de savoir vers quelles autres activités le diriger pour conserver un "équilibre" en terme de niveau scolaire.


Finalement, après quelques échanges, sa maîtresse me propose un décloisonnement : l'intégrer au groupe de GS en demi-journée pour voir si ce niveau est plus adapté.


La proposition n'est pas sans prise de risque : il s'agit de s'assurer qu'un enfant a les capacités, la maturité, pour suivre un niveau supérieur, sans le mettre en difficulté, sans mettre en péril sa confiance en lui (en cas de validation ou non).


C'est un enjeu important, aussi bien pour son enseignante que pour nous, parents. Dans une société où tout pousse nos enfants à tout faire plus vite, comment être sûrs qu'il s'agisse d'un choix vraiment adapté pour lui ?


Lucca a la chance d'être dans une classe triple niveau, ce qui lui permet de faire cette tentative en douceur, sans changer d'environnement, et de pouvoir facilement rester en moyenne section si cela est nécessaire.


Nous tentons l'expérience. Après plusieurs semaines, les apprentissages suivent leurs cours, le décloisonnement devient total. A la maison, je retrouve un enfant plus serein ! Toujours speed mais apaisé.


La fin d'année scolaire nous confirme, sur validation de la psychologue scolaire, un saut de classe.


J'ai l'impression d'avoir évité deux situations que je craignais :

- réduire sa soif d'apprendre : un enfant en demande, à qui on ne donne pas réponse, peut réduire son envie d'apprendre et sa curiosité.

- en faire un "perturbateur" (le mot ne plaira pas mais sa définition est juste en langue française) : j'ai appris à mes dépens que mon fils a une légère tendance à faire n'importe quoi quand il s'ennuie :) haha. Sans m'en rendre compte, j'appréhendais un peu une 3ème année scolaire en maternelle.


Cet exemple pour vous montrer que OUI au sein de l'école publique, il est possible d'être confronté à des enseignants impliqués, à une équipe éducative qui prend le temps d'observer ses élèves et de chercher des solutions qui leur sont adaptées.

Je précise que Lucca est en classe triple niveau bilingue, ce qui me semble déjà un travail monstre à gérer.


Je sais que certaines expériences malheureuses viennent s'opposer à la nôtre mais cela me semble important d'AUSSI mettre en avant les heureuses expériences !


A suivre : Mon enfant pas précoce !

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